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lundi 14 mai 2012

Je rentre au bercail


Tut! Tut! Tut! semble-t-elle me dire...
J’aurai bien essayé, mon orgueil m’a tenue et m’a laissée m'enfoncer. Je laisse tomber mes zones, mes missions, et je reprends celles de la demoiselle Mouche. J’ai besoin d’une coach, si vous me permettez l’anglicisme. Je suis très autodisciplinée en général. À preuve, je suis travailleuse autonome, de la maison, et je ne remets (presque) jamais mes travaux en retard. Mais côté ménage... j’ai de la difficulté à garder le cap.

Je recommence donc ce blogue, tous les jours, aussi plate puisse-t-il devenir, et je lirai la demoiselle Mouche et je la suivrai. Oui, elle va me taper sur les nerfs. Moi, les grosses tapes dans le dos virtuelles, le sentimentalisme devant un évier brillant, ça me lève un peu le cœur. Sauf que depuis que j’ai laissé tomber ma marâtre, je me néglige. Alors, mea culpa, j’aurais dû croire plus fort, je reviens dans la secte mauve.

Et tant pis si les zones ne sont pas parfaitement accordées au diapason de ma maison. Après tout, elle a une pièce supplémentaire de temps en temps, alors je m’adapterai.

Je suis donc cette semaine dans la Zone 3 : Salle de bains (qui inclut la salle d’eau, si petite qu’elle ne donnerait même pas son demi à un trois et demi) et une autre pièce. Cette autre pièce, cette semaine, ce sera mon bureau. Un peu de classement et de nettoyage ne peuvent pas lui faire de tort.

Et je suis également au jour de la bénédiction, en principe. Je préfère la faire le dimanche, sauf que je ne la fais PAS le dimanche. Alors aussi bien la faire aujourd’hui!


vendredi 25 novembre 2011

Ça devient un peu ridicule

Quoi, qu’est-ce qui est ridicule? Tout ça. Toute cette histoire de ménage.

Voyez-vous, c’est comme si je ne suis plus capable de m’arrêter. Pas que j’en fasse pendant longtemps, je n’étire pas (sauf hier), mais seulement, je n’arrive pas à aller me coucher si je n’ai pas fait tout ce que j’avais à faire.

Ce soir, par exemple. En revenant d’un rendez-vous, alors qu’on songeait à aller au resto, j’ai décidé de faire mon 15 minutes+ (le plus pour le déplacement des objets pas à leur place) dans le bureau. On avait environ 20 minutes, mais il fallait que je le fasse. C’était plus fort que moi.

J’allais mettre juste une photo, mais la progression est assez impressionnante, alors voici les trois que j’ai prises de ce coin:

Un, deux, trois, top chrono!
Après environ cinq minutes hier
Cinq minutes de plus - c’est presque parfait!


Puis, alors que j’avais l’impression d’être épuisée (je me suis presque endormie en bordant ma fille), et que je songeais à me rendre au lit, je n’y suis pas parvenue. J’avais l’impression d’oublier quelque chose. Je suis allée voir dans le site de la demoiselle Mouche, et, effectivement, je ne m’étais pas trompée: je m’étais bien habillée le matin, j’avais fait mon lit (et le fiancé a fait son côté, Merci chéri) j’avais lu le site un peu, consulté mon agenda, jasé avec les petites voix déplaisantes, tenu mon évier propre; mon lave-vaisselle était fait, tout était bien rangé, mes points chauds étaient dégagés. Il n’y avait pas de mission aujourd’hui. Mais il manquait quelque chose...

5 minutes à la rescousse d’une pièce! Comme j’y suis déjà, je suis restée dans le bureau et j’ai ramassé pendant cinq minutes. Je n’avais pas l’énergie pour monter mes boites, alors j’ai tout mis le recyclage dans un bras, les choses à déplacer dans une main, les déchets dans la corbeille du bureau. J’ai échappé deux fois les sous qui étaient tombés d’un vieux portefeuille (je les aurai donc ramassés trois fois). Au bout de cinq minutes, le plancher est dégagé, ce qui est plutôt impressionnant, étant donné que je n’en avais pas vu la couleur (dans ce coin-là, du moins) depuis quelques lunes déjà.

Encore une fois, un petit avant-après, à partir d’une photo prise hier...


Vous remarquerez une nette amélioration, notamment l’emploi d’un joli sac avec une fleur dessus au lieu de la boite de Kraft Dinner pour mes papiers à classer... C’est mignon comme tout. Ma fille va être contente de voir que son bureau à elle aussi est désencombré à présent!

Mais tout ça pour en revenir à l’objet de cet article. Quand c’est rendu que t’es pas capable d’aller te coucher parce que tu n’as pas respecté la routine que tu t’es laissée imposer par une p’tite madame maman poule au max des States, est-ce le temps d’appeler le psychiatre? Deviendrais-je obsessive?

Je ne sais pas. Je crois plutôt qu’après avoir gouté à l’ordre, je ne peux plus m’en passer. C’est de me voir passer en vitesse derrière les enfants (ils font leur part, mais il en reste toujours quelque chose), le fiancé, et, surtout, moi-même! C’en est crevant. Notez bien, avant j’avais l’air d’une poule pas de tête quand je faisais mon ménage (oui, une poule qui vient de se faire couper la tête, ça part à courir, c’est vrai, j’en ai déjà vu, plus qu’une à part ça!)... Il y a certainement nette amélioration.

Et maintenant, repos de la guerrière. Bonne nuit tout le monde.

jeudi 24 novembre 2011

On monte à l’étage!

Ça y est: après la salle d’eau, la motivation est revenue! J’ai donc pris sur moi de monter à l’étage, c’est-à-dire dans mon bureau. Ça fait un peu peur...


Déprimant, n’est-ce pas? Et quand on s’approche, c’est pire. J’ai donc choisi de secourir la surface de mon bureau. Après tout, j’y passe le plus clair de mes journées... et j’avoue, oui, je l’avoue, que ça commençait à me taper sur les nerfs, toutes ces traineries. Au début, ça va... On met un tric ici, en se disant qu’on va s’en occuper plus tard. Et on en rajoute un par-dessus. Et un autre, juste à côté... Vous connaissez la chanson.

Côté cour

Côté jardin
Alors, comme à l’habitude-en-devenir, j’ai installé mes cinq boites, j’ai mis la minuterie, et j’ai désencombré, jeté, recyclé, déchiqueté, mis à classer plus tard, déplacé... Avant même la fin de mes quinze minutes, j’avais terminé! Sois je deviens de plus en plus efficace, soit ce n’était finalement pas aussi pire que je le croyais. Voyez comme c’est beau.

Mon poste de travail
Je ne savais pas combien de temps il me restait, alors j’ai pris une photo rapide de ce qui se trouve... à côté du bureau. Aïe.

Là, ça devient plus compliqué, parce qu’il y a plein de papiers mêlés: ceux à jeter sont avec ceux à conserver, qui sont avec ceux à déchiqueter. Pour d’autres, je n’en ai aucune idée. 

Bien entendu, je n’ai pas terminé cette section de la pièce avant la cloche, mais j’étais bien partie. J’ai même dû me parler pour arrêter - je crois avoir pris quelque 90 secondes supplémentaires.


Un autre quinze minutes dans le bureau demain. Je vais finir par y arriver.

Donc, si je résume, j’en suis là:

Le matin
  • M'habiller de pied en cap, m'arranger la face et les cheveux (même maquillée, aujourd’hui!)
  • Consulter mon agenda (la demoiselle Mouche pense que je consulte encore des post-it...)
  • Lire des messages dans la grande tente (j’ai lu dans le site de la demoiselle Mouche - en fait, l’ajout à mes tâches aujourd’hui était de songer à créer un agenda et, pour ce faire, aller lire un texte... et comme je tiens déjà mon agenda à jour, cette habitude va être facile à intégrer)
  • Reconnaître les méchantes petites voix et leur répondre (pis aujourd’hui, elles étaient légion!)
  • Dégager un point chaud pendant deux minutes (pas besoin, nananère!)
  • Cinq minutes à la rescousse d'une pièce (j’ai fait la salle d’eau!)
  • 15 minutes de désencombrement (j’ai dégagé une partie du bureau)

Il va me rester...

Avant le dodo
  • Faire briller mon évier avant d’aller au lit
  • Sortir mes vêtements pour demain
Ça s’en vient de plus en plus facile, on dirait! Non, menteuse. Ce matin c’était pas facile du tout. Sauf que ça fait deux semaines! Et je suis toujours là, à vous faire visiter ma maison avant-après, au fil des jours... Ah! les amies (ici, rien contre les hommes, mais mon lectorat étant composé principalement de femmes, dans mes textes le féminin l’emporte sur le masculin - vous allez voir, on s’habitue à l’exclusion qui nous inclut). Je disais... Ah! les amies, vos commentaires dans Facebook et ici dans mon blogue m’encouragent. 

Sans blague.