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lundi 14 mai 2012

Je rentre au bercail


Tut! Tut! Tut! semble-t-elle me dire...
J’aurai bien essayé, mon orgueil m’a tenue et m’a laissée m'enfoncer. Je laisse tomber mes zones, mes missions, et je reprends celles de la demoiselle Mouche. J’ai besoin d’une coach, si vous me permettez l’anglicisme. Je suis très autodisciplinée en général. À preuve, je suis travailleuse autonome, de la maison, et je ne remets (presque) jamais mes travaux en retard. Mais côté ménage... j’ai de la difficulté à garder le cap.

Je recommence donc ce blogue, tous les jours, aussi plate puisse-t-il devenir, et je lirai la demoiselle Mouche et je la suivrai. Oui, elle va me taper sur les nerfs. Moi, les grosses tapes dans le dos virtuelles, le sentimentalisme devant un évier brillant, ça me lève un peu le cœur. Sauf que depuis que j’ai laissé tomber ma marâtre, je me néglige. Alors, mea culpa, j’aurais dû croire plus fort, je reviens dans la secte mauve.

Et tant pis si les zones ne sont pas parfaitement accordées au diapason de ma maison. Après tout, elle a une pièce supplémentaire de temps en temps, alors je m’adapterai.

Je suis donc cette semaine dans la Zone 3 : Salle de bains (qui inclut la salle d’eau, si petite qu’elle ne donnerait même pas son demi à un trois et demi) et une autre pièce. Cette autre pièce, cette semaine, ce sera mon bureau. Un peu de classement et de nettoyage ne peuvent pas lui faire de tort.

Et je suis également au jour de la bénédiction, en principe. Je préfère la faire le dimanche, sauf que je ne la fais PAS le dimanche. Alors aussi bien la faire aujourd’hui!


mardi 13 mars 2012

Non, y en a pas de facile...

La semaine de relâche a été éprouvante, c’est le moins que l’on puisse dire. C’était bien parti, pourtant : les enfants sont allés passer du temps chez Mamie et Grand-Maman, nous laissant, au fiancé et à moi, quelques jours en amoureux. Toutefois, leur retour a été plutôt chaotique : ma grande était malade (vivent les urgences, surtout la nuit), et, à peine 48 heures plus tard, fiston n’allait pas mieux. La semaine de relâche est terminée, et le retour à l’école n’est toujours pas fait.

Et de mon côté, j’ai dérapé, partiellement du moins. Exit le jogging tous les jours, exit la bonne bouffe, exit la demoiselle Mouche (ou presque). Je me retrouve donc ce matin avec des paniers pleins de linge sale, un évier peu reluisant, des lavabos à frotter... Aaaaaaarghhh!!!

Ce pourrait être pire. Les enfants ne filaient pas trop, hier, mais ils ont eu quelques soubresauts, notamment un dix minutes pendant lequel nous avons, chacun de notre côté, entrepris de secourir une pièce ou plus : la cuisine, le salon et la salle à manger pour moi, leur chambre pour eux. À ce concours, c’est fiston qui a gagné : sa chambre était complètement à l’ordre en sept minutes (il faut dire qu’il la maintient toujours particulièrement bien organisée, surtout pour un garçon de cinq ans et trois quarts!). À la sonnerie, j’ai tout arrêté, mais disons que mon rez-de-chaussée avait de l’allure. Et la dernière, mais non la moindre : ma grande a décidé de ne pas entendre la sonnerie, insistant pour tout finir. Elle a ainsi fait le ménage complet de sa chambre, en ajoutant environ six minutes à son compteur.

Ainsi, cette semaine, j’ai une bénédiction en retard, et déjà une mission dans mes pièces de la semaine, ma Zone 5 : salon et salle à manger. C’est pas grave. Je m’y remets.

dimanche 22 janvier 2012

Jour 73 - De retour en force!

Les enfants ont fait dodo chez leur Tatie hier soir, et ils ne sont pas encore revenus au moment d’écrire ces lignes. Ce matin à mon réveil, donc, la maison aurait dû être tranquille, mais un son étrange provenant de la cuisine est monté jusqu’à mes oreilles toujours sur l’oreiller. Étrangement, non, ce n’était pas la machine à café qui jouait au cocorico; pas de café au lit — ciel! péril en la demeure! Les sons inusités étaient en fait les soupirs du fiancé.

Après avoir pris ma douche, récuré la toilette, m’être habillée, avoir changé les draps (c’est la bénédiction aujourd’hui), je suis descendue voir quel pouvait bien être le problème. « C’est en désordre, ça me décourage. » En effet. Hier, nous sommes rentrés tard, ayant profité de l’absence des petiots pour nous faire une petite sortie en amoureux. En arrivant à la maison, légèrement avinée, j’ai décidé de ne toucher à rien : ni au journal qui trainait sur la table, ni aux verres que nous avions utilisés avant de partir, ni au bol de fruits que je n’avais pas pris le temps de ramasser, ni au reste de la vaisselle que nous avons utilisée en regardant deux ou trois épisodes de Lost (Perdus au Québec, Les Disparus en France). Je n’ai même pas nettoyé mon évier!

Le fait que j’aie farnienté hier soir ne devrait surprendre personne, personne n’est parfait. Cependant, l’anecdote est révélatrice à deux égards bien particuliers, que je vous décline de suite.
  1. La réaction du fiancé : sachez, mesdames et messieurs, que c’était la première fois, depuis que j’ai entrepris de gagner mes ailes de fée du logis, que le fiancé arrivait dans une cuisine aux comptoirs (légèrement) encombrés et à l’évier sale. Oui, vous avez bien lu : j’ai fait une série sans faille de 72 jours de file (côté évier seulement, ne nous pétons pas les bretelles plus fort que nécessaire). La vue d’une cuisine désordonnée le matin étant sortie de notre quotidien, le fiancé en a pris pour son rhume. Et c’est en vidant le lave-vaisselle qu’il soupirait à ce point. À croire qu’on s’habitue à une maison rangée!
  2. Ma réaction : j’aurais pu le prendre mal. J’aurais pu en faire une affaire personnelle. J’aurais pu m’en ficher royalement. Rien de tout cela. Ma réponse? « Oh, y a rien là, donne-moi quinze minutes, je vais te régler ça. » Ce que je fis.
Ma semaine sur le dos parce que l’arracheur de dents me pesait un peu. Non pas que je me sois sentie coupable, je suis assez à l’épreuve de ce sentiment, mais je n’aimais pas beaucoup ce que je voyais. J’avoue avoir craint quelques fois de revoir se pointer le capharnaüm permanent. Ou de trop attendre et de me retrouver avec tellement de choses à ramasser que je me découragerais derechef, pour resombrer dans les abimes du désordre.

Mais rassurez-vous, rien de tout cela ne s’est produit. Je m’étais déjà levée pleine de détermination, prête à commencer ma journée par ma bénédiction; le reste a suivi tout naturellement. J’en ai même donné plus que la cliente en demande, sans toutefois me tuer à l’ouvrage.

Au passage, j’ai mentionné au fiancé que j’aimerais bien sortir les manettes de la Wii et me taper une partie de Mario Bros., jeu qui a bercé mon enfance. Toujours heureux de faire mon bonheur, le fiancé m’a lâché un « Go! Vas-y! » bien senti. Dialogue :
   « Non, je préfère faire mon ménage, » me surpris-je à dire.
   — Oui, mais ça, c’est pas t’occuper de toi, répondit le fiancé en fronçant les sourcils.
   — Ah! mais oui! C’est pour moi que je fais le ménage! » affirmai-je, dans un élan bien senti.
C’est-tu pas beau, ça! Je suis complètement endoctrinée!

Aujourd’hui, donc, j’aurai :
  • changé les draps du lit conjugal;
  • épousseté pendant dix minutes, profitant de l’occasion pour déloger quelques toiles d’araignées sur les luminaires de la salle de bains;
  • passé l’aspirateur dans toutes les pièces (ha! ha! ha! avouez qu’elle est bonne)
  • vadrouillé avec mon nouvel engin (j’ai enfin ouvert mon colis, mais pas d’évaluation tout de suite, je veux m’en servir plus d’une fois avant d’émettre une opinion);
  • vidé les poubelles et corbeilles;
  • réorganisé les revues et magazines (j’aime bien faire une rotation pour les invités qui visitent ma salle d’eau);
  • lavé la porte-fenêtre et les miroirs de l’entrée;
  • fait et rangé deux lavages;
  • désencombré le rez-de-chaussée pendant quinze minutes;
  • secouru mon bureau pendant cinq minutes.
Pas mal, non? Et j’aurai travaillé quoi... au maximum, un gros deux heures, mais j’en mets probablement un peu très beaucoup. Il y a beaucoup d’étoiles dans mon Home Routines, et j’aime ça comme ça.


 ... et là, je m’en vais me farcir une partie de Mario Bros.!

    dimanche 25 décembre 2011

    Jour 45 - Bénédiction de Noël

    C’est aujourd’hui Noël. Joyeux Noël!


    Congé. Tout congé. Nous avons réveillonné hier, les cadeaux sont donnés, les magasins et épiceries sont fermées. Il a fait doux dehors, le ciel est plein de flocons et tout le monde était calme. Je suis allée courir sur le petit tapis blanc, flocons sur le visage, et c’était génial.

    Au grand dam du fiancé, j’ai choisi de faire ma bénédiction quand même, même si c’était congé. Même si c’était Noël. Il est drôle, le fiancé. Il me regarde aller, et il me dit, comme ça : « Arrête, viens t’asseoir, viens relaxer... » Ce qu’il ne semble pas réaliser, et que j’ai peine à croire moi-même, me pincé-je douze fois par jour, c’est que j’ai tellement intégré mes habitudes que le fait de faire ma routine, incluant lavage, frottage, évier, et, le dimanche, pour une deuxième semaine, la bénédiction, que ça me détend de la faire. Je vais le répéter, en me pinçant encore, puis je vais me relire et je ne le croirai toujours pas : faire le ménage me détend!

    Je ne sais pas pourquoi. Peut-être est-ce la satisfaction, une fois que c’est fini? Le sentiment que je me dépasse chaque fois (vous auriez dû voir la vitesse à laquelle j’ai changé le lit de fillette tout à l’heure!)? La fierté? C’est vraiment étranger - beau lapsus, j’allais écrire étrange, pas de r. Pour une fille qui suait à grosses gouttes à l’idée de faire du ménage, voilà que ça ne me dérange plus, que je trouve même ça l’fun par bouts!

    Cette semaine, nous serons dans la Zone 5, le salon. J’ai commencé à regarder les missions, et ça devrait être assez facile, mais il me reste à désencombrer les paniers sous la table, pleins de jouets des enfants, principalement des gugusses de Dollarama ou de McDo, le genre de trucs qu’ils savent pas qu’ils ont, mais qu’ils vont pleurer pour avoir si je les jette... Toujours la même chanson.

    Parlant de chanson, pas rapport avec la demoiselle Mouche, mais j’ai découvert cette Plume au féminin cette semaine. On peut ne pas aimer sa vulgarité, mais cette Acadienne qui a du chien a un je-ne-sais-quoi qui me séduit totalement. Dès que son disque sera sorti, il va se retrouver dans mes oreilles pour mon jogging! La voici...

    Lisa Leblanc, Aujourd’hui ma vie c’est d’la marde

    Oui, je sais. On aime, ou on aime pas. Moi, j’aime.

    Et quand je disais qu’elle me fait penser à Plume...


    dimanche 18 décembre 2011

    Bénie sois-tu, ô ma demeure!

    Je l’ai fait! J’ai fait ma bénédiction. Et j’ai suivi les règles du jeu, en ce sens que j’ai essayé de tout faire le plus vite possible. J’ai trouvé des draps pour fiston - et j’ai réussi à changer son lit en 4 minutes! Oui, quatre!

    Il faut dire que je triche sans même m’en rendre compte. Par exemple, l’histoire de purger les magazines, les catalogues et les journaux, c’est devenu chose quotidienne chez nous. Comme je ne mets plus rien dans mes points chauds, je n’ai pas le choix, je recycle à mesure! Et pour les poubelles, j’ai eu de l’aide : la belle-mère avait tout fait, il ne restait que celle de la cuisine! Chanceuse, moi? Non, gâtée pourrie!

    En ce qui concerne la vadrouille, j’ai pris un raccourci et j’ai utilisé un Swiffer humide. Non, n’allez pas me parler du danger pour les animaux, c’est une légende urbaine. C’est d’ailleurs à se demander d’où ça vient, ces fameux canulars... Et pour l’aspirateur, le fiancé s’est chargé d’aller la reporter au sous-sol. Finalement, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Une chance, j’en ai deux!

    Ainsi, ma bénédiction étant déjà entamée avant même que je ne m’en mêle, j’aurai passé quelques trente minutes là-dessus. Et ça sent bon dans la maison, et le piano a repris sa belle couleur (il était couvert de poussière), et on ne pilera plus sur les petites perles de plastique qui trainaient sur le sol dans la chambre de ma fille et... Youpi.

    Et pour le reste de la maison, les choses avancent, lentement, mais surement, au sous-sol. Le reste se maintient sans grandes difficultés.

    Et en ce beau dimanche, alors que décembre est le mois pour se dorloter chez les bébés Mouche, j’ai foxé sur le 15 minutes de désencombrement. J’avais besoin de repos, et de toute façon, je n’ai plus de place dans mon garage pour les poubelles et le recyclage que je génère!

    Entrée de la future salle de bains...

    15 minutes plus tard

    Le fiancé dans son atelier

    Jour 38 - Marchons dans la neige blanche...

    ... en ce beau jour de dimanche

    OK, il n’y a plus de neige chez moi; hier matin j’ai eu leu plaisir de courir sur un mince tapis blanc, mais ce matin, niet. Que de la glace.

    Malgré tout, le mot clé ici n’est ni neige ni Noël ni blanc, mais bien dimanche. Et chez moi, version demoiselle Mouche, je compte faire rimer dimanche avec bénédiction. Celles qui connaissent la nullité de mes penchants religieux se demandent surement de quoi je parle.

    Chez la demoiselle Mouche, la bénédiction d’une maison consiste en l’exécution de six (ou sept, selon la page Web sur laquelle on tombe) tâche, d’une durée chronométrée de dix minutes chacune. Elle la fait une fois par semaine, et l’appelle la bénédiction hebdomadaire du foyer d’une heure (plus ou moins). Entendons-nous, si on fait sept fois dix minutes, ça ne donne pas une heure, mais bien une heure dix minutes. N’empêche, pour certaines choses, je prends moins de dix minutes, alors ça s’équivaudra au final, j’en suis convaincue. Du moins, je l’espère.

    Voici donc les tâches de la bénédiction hebdomadaire du foyer :
    • Passer l’aspirateur
    • Épousseter
    • Vadrouiller
    • Polir les miroirs et les portes
    • Purger (ou recycler, c’est tout comme) les magazines, catalogues et journaux
    • Changer des draps
    • Vider toutes les poubelles
    Celle que je déteste le plus? L’aspirateur, qui laisse sans contredit tous ses concurrents derrière et qui, peu importe ce qui pourrait me tomber sur la tête, restera toujours dans le peloton des tâches honnies. Ce ne serait peut-être pas si pénible si je n’avais pas à aller décrocher le tube de l’aspirateur central, arrimé sur un crochet fait exprès, mais très mal situé, tout au fond de la salle de lavage, sur le mur derrière les paniers de linge sale, à le monter aux étages et à gérer toute l’histoire de branchement (je ne sais pas pourquoi, je branche toujours la fiche à l’envers).
    Cette pour laquelle je suis le moins outillée? J’imagine que vous ne vous posiez même pas la question, mais elle est pourtant très pertinente. L’époussetage. J’ai un vieux plumeau supposément magnétique, mais il n’a pas servi depuis longtemps et je doute fort de son efficacité. Je compte en éliminer d’abord les résidus poussiéreux, mais j’émets mes réserves à l’avance.

    Celle qui m’embête le plus? Changer les draps. D’abord, quelle pièce choisir? J’ai fait le lit de fillette la semaine dernière, et cette semaine, nous sommes dans la Zone 4, la chambre des maitres. Le choix logique est donc la chambre de fiston. Sauf que ça ne peut prendre seulement dix minutes. Enfin, ce pourrait être possible, mais si je n’ai pas terminé quand le chrono sonne? Je laisse tout en plan, condamnant ainsi fiston à dormir sans drap contour? Bien entendu, si j’avais un autre ensemble de draps déjà propre, je n’aurais pas ce problème. Mais question draps, je suis du genre économe...

    Le plus difficile? Commencer...