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samedi 25 février 2012

Jour 109 - La minuterie

J’ai pleinement réalisé le pouvoir d’un chronomètre hier matin. J’avais beaucoup de travail, mais le passage des enfants et du fiancé dans la cuisine le matin avait fait des ravages. J’ai préparé mon déjeuner par-dessus le fatras, et je me suis dit que je ramasserais plus tard, sur l’heure du diner, par exemple.

En m’asseyant à la table pour déguster mon croissant, j’ai dû repousser une boite de crayons de couleur, un vieux journal et des feuilles de papier éparses. Et une fois assise, en levant les yeux, mon regard s’est posé sur le salon, plein de Zhu Zhu Pets (encore eux autres!) au sol, des crayons égarés sur la table, des livres encore ouverts sur le sofa... Bref, ça allait mal. Mon rez-de-chaussée était redevenu un capharnaüm.

En grignotant mon croissant, j’ai continué de tenter de me convaincre de ne toucher à rien avant le midi. Je me disais que je n’avais pas le temps. Que ça me prendrait une heure, et que j’avais beaucoup d’autres chats à fouetter. Surtout que je devais gosser avec mes déclarations fiscales, et ça, c’est toujours désagréable, et que ça, ça prend toujours beaucoup de temps (vous avez déjà appelé au service aux entreprises de Revenu Québec? le service offert par les fonctionnaires est extraordinaire... quand on finit par l’avoir!). Avec ces dizaines de milliers de mots à traduire, je n’allais quand pas perdre mon temps avec le ménage! ... non?

Sauf que je fatiguais. Il y a désormais une petite partie de moi qui s’est totalement transformée au cours des 109 derniers jours. Je ne sais pas où elle se cachait avant, mais cette petite partie est horripilée par le désordre. Au point où elle m’empêche de relaxer, la fatigante!

Ce long et ennuyeux préambule dont la conclusion est évidente, sans quoi je n’en parlerais même pas, pour lancer mon sujet : le chronomètre. Parce que oui, j’ai cédé à la petite voix, et j’ai décidé de ramasser. Tant qu’à filer tout croche pendant que je travaille et faire ainsi péricliter ma productivité, aussi bien s’y mettre.

Toutefois, plutôt que de me donner pour objectif de ranger la pièce, j’ai décidé d’y aller avec un des tenants de la demoiselle Mouche : Vous pouvez tout faire en quinze minutes (ou n’importe quoi). J’ai donc mis la minuterie à quinze minutes, et je me suis lancée, travaillant le plus vite possible. Je n’étonnerai personne en vous disant que j’ai réussi à tout ranger le rez-de-chaussée, à l’exclusion toutefois du vidage-remplissage du lave-vaisselle, pendant ces quinze petites minutes. Quand je suis montée à mon bureau, j’avais le coeur et l’esprit en paix. J’ai donc bien travaillé, et mes discussions avec les dames de Revenu Québec se sont avérées très fructueuses, en ce sens que j’ai obtenu toute l’information dont j’avais besoin.

Fin du préambule.

Est-ce que vous vous chronométrez quand vous faites des tâches ménagères? Ou plutôt, est-ce que vous mettez une minuterie? Pour ma part, je ne le faisais que lors du désencombrement et du secours d’une pièce, comme je l’ai si bien appris de la demoiselle Mouche à mes balbutiements. C’était donc une nouveauté pour moi de le faire simplement pour faire un rangement « ordinaire ». Et voici ce que j’ai découvert...

  • D’abord, le fait de mettre la minuterie m’enlève de la pression : ça ne va durer que quinze minutes, je vais faire ce que je peux, mais au biiiiiip!, j’arrête.
  • Ensuite, la minuterie m’énergise : elle m’injecte une dose d’adrénaline, qui n’est pas sans rapport avec mon premier point, en ce sens que si je n’ai que quinze minutes, autant en faire le plus possible, et, de là, un petit stress productif s’installe.
  • Et le corolaire des deux premiers points est le suivant : avec la minuterie, j’en fais plus, et plus vite et en moins de temps (non, non, ce n’est pas une redite, pensez-y plutôt : je travaille plus vite, mais je travaille moins longtemps, pour en faire plus).
J’ai donc commencé à appliquer la méthode à mon vrai travail. Comme je sais que je dois me lever toutes les heures, si je veux garder la forme et ne pas devenir dingue, mais que je ne respecte presque jamais cette consigne santé, j’ai décidé de mettre ma minuterie (dans la cuisine) à une heure. Chaque heure, je dois descendre arrêter la minuterie (elle ne s’arrête JAMAIS si on la laisse aller - je suis déjà revenue de mon magasinage quatre heures après le fait, et elle sonnait encore!) et la réinitialiser. Cela m’oblige à prendre la pause prescrite, à remplir mon verre d’eau, mais j’ai découvert un effet secondaire : je travaille plus vite! C’est que vous voyez, je m’ambitionne : je me mets des objectifs de mots traduits pour la période, et je trépide d’excitation lorsque je vois que j’approche de ma cible. Je n’y parviens pas toujours, ce qui me met parfois dans tous mes états, insufflant le petit élan nécessaire pour mieux « performer » à la prochaine heure.

Et vous savez quoi? Ça marche!

Et vous? Des expériences avec la minuterie?

jeudi 23 février 2012

Jour 107 - Ça avance dans la salle d’eau...

... je vais me rediriger dans ma cuisine (ma zone cette semaine), mais je voulais quand même partager mon bonheur. Et comme une image vaut mille mots, je vous fais un long article, mais avec peu de verbiage.

De là...


 ... à là :



Ceci...
plus ceci...















... a donné ceci :


Tout ça en deux fois quinze minutes!


Y’a que le fiancé qui capote un peu... je pense qu’il a de la difficulté à comprendre pourquoi j’ai jeté des bouteilles vides, des produits périmés, de vieilles serviettes trouées, des guenilles décolorées et effilochées... Quel sentimental, celui-là!


samedi 18 février 2012

Jour 102 - Inventaire terminé!

Ciel! C’est fini : mon inventaire est terminé, je sais tout ce qu’il y a dans ma maison, côté nourriture, mais aussi côté articles ménagers (papier de toilette, savon à lessive, etc.). Je n’en reviens pas : j’ai réussi!

Et ce faisant, vous vous en doutez bien, j’ai réussi à vider des tiroirs. Pas un, pas deux, mais bien trois tiroirs, et mon garde-manger n’est pas plus encombré qu’il ne l’était! Juste... à l’ordre, et plein de choses encore mangeables, pour faire changement. Imaginez, j’avais deux sacs d’amandes périmées : un dans la dépense du haut, un dans le garde-manger. Quel gaspillage!

Mais ça n’arrivera plus : désormais, avant d’acheter quelque chose, je serai en mesure de vérifier si je l’ai déjà en stock. Fini les douze bouteilles de shampoing pour enfants! Fini le son de blé en triple! Fini... enfin, vous avez compris.

Si j’étais sage, je ferais également l’inventaire de mon frigo... mais pas aujourd’hui!

C’est la reprise des 15 minutes de désencombrement par jour qui m’a permis de parvenir à ce résultat. À force de désencombrer, je suis venue à bout des pires coins de ma maison, et les coins bouffe n’étaient pas les moindres.

Et maintenant, je me sens fin prête pour attaquer mon projet : cuisiner une journée pour un mois!

Ah, et la prochaine fois, je vous parlerai des missions des enfants!

lundi 13 février 2012

Jour 96 - Hiiiiiii! Ça glisse!

C’est pas toujours facile facile. Je regarde mon Home Routines tous les soirs et je constate que je me laisse franchement aller ces temps-ci. Je dirais même plus, comme le dirait ma fille qui ne cesse d’imiter les Dupondt, je suis sur une pente descendante...

Mes habitudes de petite fée du logis, je les ai vraiment acquises une par une. En commençant par l’évier, je suis passée à m’habiller en me levant, puis à faire mon lit, puis à récurer la toilette, à frotter le lavabo, à désencombrer mes points chauds, à vider mon sous-sol quinze minutes à la fois, à dégager mon entrée... Bref, petit à petit, sur 31 jours, je suis parvenue à rendre ma maison vivable, et je n’en étais pas peu fière.

Mais voilà, ces temps-ci, le naturel semble vouloir revenir... pas au galop, mais au trot, certainement. Vous voyez, hier soir, je n’ai pas sorti mes vêtements pour ce matin. Oh, rien de bien grave... Sauf que ça fait deux ou trois fois que je fais cette omission cette semaine. Et cela a conduit, pour la première fois depuis des lustres, à l’oubli de nettoyer mon évier avant d’aller au lit. Pas qu’il était particulièrement sale, mais ce matin, je n’aimais pas beaucoup toutes les traces d’eau qui s’y trouvaient, disons. Il y a eu aussi un nombre effarant de missions sautées. La bénédiction bâclée. Et ça s’accumule. Le lavage, notamment, au point où j’ai dû faire trois brassées en une seule journée, du jamais vu depuis deux mois. Le lave-vaisselle propre et le dessous de l’évier plein quand même. Deux jours de suite. Vous voyez ce que je veux dire? Pas de drame, mais...

Je le sens, ça glisse vers le capharnaüm, et pas à peu près. Vous viendriez chez moi, vous trouveriez sans doute que ça a toujours ben de l’allure. Sauf que si je compare à il y a un mois... Ouille. Ça craint. Et quand je songe que j’arrive à mon centième jour! C’est quand même terrible!

Oui, je travaille plus ces temps-ci. C’est une bonne chose, j’en conviens, mais ce ne devrait pas être une excuse. Toutes mes routines et toutes mes petites tâches, sauf parfois la bénédiction, et mes quinze minutes ici et là ne me prennent même pas une heure dans la journée. Et c’est sans compter que je ne passe plus l’aspirateur! Ma tâche bénédictine n’est plus « passer l’aspirateur », mais bien « nettoyer l’aspirateur », ce qui me prend environ trois minutes quatre secondes (une autre affaire chronométrée par votre blogomaniaque préférée).

Je pense que j’ai peut-être essayé d’en faire trop, trop vite, à partir du moment où j’ai créé mes propres zones. Je me suis donné des missions difficiles, ou à tout le moins peu ragoutantes, et le résultat est que je n’ai pas fait grand’chose.

Parce que ce n’est pas (plus) dans ma nature, je ne me taperai pas sur la tête. Comme le dit si bien la demoiselle Mouche : « Mieux vaut en faire un tout petit peu que pas du tout! » Ou était-ce « Mieux vaut ne pas en faire assez que pas du tout »? Peu importe. Ce que je fais est toujours très bien, très beaucoup merci, mais le problème, ce sont les habitudes qui se perdent. Ça, ça m’agace.

Ma résolution de 2012 était de continuer. Alors c’est ce que je vais faire. Pas recommencer, mais continuer. Continuer à cocher des étoiles dans mon application, et, surtout, continuer à ne pas trop exiger de moi-même.

Pour ce faire, je vais prendre cinq tâches de la liste détaillée de ma zone, et me les attribuer comme missions pour la semaine. Cette semaine, je suis dans ma Zone 1 : Entrée, escaliers et bureau. Mes missions cette semaine :
LUNDI : Redresser les vêtements sur les crochets dans le garde-robe de l’entrée
MARDI : Passer l’aspirateur dans l’escalier et dans les coins du bureau (où la Neato ne peut aller)
MERCREDI : Nettoyer mes moniteurs, ma souris et mon clavier d’ordinateur
JEUDI : Laver le plancher du bureau
VENDREDI : Numériser mes factures et reçus
Et je continue toutes mes routines (ce qui signifie en reprendre quelques unes...).
Et ça commence tout de suite!

mercredi 8 février 2012

Jour 90 - L’habitude du mois de Mlle Mouche

Février est arrivé et il est temps de développer une nouvelle habitude. Ce mois-ci, nous allons nous exercer à désencombrer 15 minutes par jour. Avec moins de pièces encombrées, il est plus facile de garder notre logis propre et organisé – ce qui veut dire qu’on a plus de temps pour s’amuser!
La demoiselle Mouche [Traduction libre]

Ça y est. Je frappe le mur. Au quatre-vingt-dixième jour, je me sens essoufflée. Ma maison est encore à l’ordre, le haut est encore organisé, je fais (presque) toutes mes missions, et j’exécute mes routines assidument (quoique pas parfaitement). Mais, pour être honnête envers vous et envers moi-même, le désencombrement quotidien, je l’ai plutôt mis de côté.

J’ai fait le tour de presque toute la maison, ramassant, déplaçant, jetant, recyclant, déchiquetant, donnant tellement de choses que j’ai encore du recyclage en retard et que je n’ose plus ouvrir mon garage tellement il y a des choses à aller porter aux organismes de bienfaisance... Oui, je sais, j’étais supposée tout mettre ça dans ma voiture et aller tout porter au fur et à mesure.

Ben savez-vous quoi? Je me suis tannée. Quand ça fait six fois en deux semaines que tu vas à l’Armée du Salut, il me semble que ça va faire!

Je n’avais pas encore vu l’habitude du mois. Le mois dernier, c’était bébé-fafa: garder mon évier propre. Ça fait maintenant 90 jours que mon évier est propre tout le temps, alors je me riais un peu de la demoiselle... Je me la suis coulée douce, comme dirait l’autre. Mais la v’là-t-y pas qui rapplique! Je suis dans un dilemme. Soit je prends l’habitude du mois et je remplis de nouveau mes poubelles, mes bacs à recyclage et les cloches de vêtements pour les démunis, soit je lui fais un gros doigt d’honneur et je passe mon tour.

Il est très tentant de laisser tomber et de m’en remettre à mon plan, qui était de finir mon désencombrement au printemps, quand les poubelles vont recommencer à passer une fois la semaine. Mais en même temps... en même temps, je me dis que ce serait bien d’arriver en mars et d’avoir tout mon sous-sol prêt pour les travaux, délivré de toutes les cochonneries qui y trônent encore. Notre sous-sol n’est pas fini, et ce qui nous empêche d’avancer, c’est... l’encombrement.

C’est décidé. Je repars. Et je commence tu-suite à part ça.

mardi 24 janvier 2012

Jour 75 - Aaaaaaaaaarghhhhh!

Comme quoi, ça ne finit jamais... Mon salon et ma salle à manger avaient l’air de ça, après le départ des enfants pour l’école :
Et mon point chaud, de ça :

Je capotais. Ce que vous ne voyez pas sur ces photos, ce sont les minuscules pièces de Playmobil qui trainent par terre, et toutes les petites graines de n’importe quoi sur les comptoirs, les collants derrière la table, et les petites autos entre les coussins du divan, les vieux journaux et les publi-sacs sur la table...

Je capotais, vraiment. Mais je me suis rappelée l’adage de la demoiselle Mouche : « Tu peux tout faire en quinze minutes! » (la phrase, selon le point de vue de la traductrice, pourrait aussi être « Tu peux faire n’importe quoi pendant quinze minutes! », mais je doute que c’était l’intention de son auteure). J’ai donc mis ma minuterie dans HomeRoutines et je me suis mise à l’ouvrage. J’ai vraiment fait ce que recommande la demoiselle Mouche : j’ai travaillé le plus vite possible (et j’ai eu chaud), sans jamais lâcher de vue mon objectif, soit de désencombrer ces endroits.

Et après quinze minutes, voici où j’en étais :




Ça marche vraiment, cette histoire de minuterie!

samedi 24 décembre 2011

Jour 44 - 4 missions en une journée!

Et voilà! Toutes mes missions de la Zone 4, la chambre des maitres, sont faites! Quelques leçons apprises aujourd’hui...

ÉPOUSSETAGE 101
Si l’époussetage semble facile, il n’en demeure pas moins que certaines connaissances et techniques fondamentales manquaient à ma culture.

Primo, on doit toujours commencer l’époussetage par le haut. En effet, si par le plus pur hasard vous n’avez pas épousseté sur la tablette supérieure de l’étagère depuis une ou deux éternités, et ce sera votre cas si vous êtes comme moi qui viens tout juste de terminer mes pas de bébé Mouche, les poussière que vous soulèverez à coup sûr au moyen de votre plumeau, guenille ou autre instrument similaire a toutes les chances du monde de retomber sur les tablettes du bas, ou encore, comme ce fut le cas en cette belle journée ensoleillée, mais glacée, de décembre, directement sur la couette du lit qui, par la plus pure malchance, se trouve tout juste en dessous de ladite tablette.

Deuxio, lorsqu’on n’a pas épousseté depuis longtemps, il vaut mieux s’outiller correctement, et apporter avec soi plusieurs dispositifs distincts pour parer à des éventualités distinctes. Par exemple, la poussière d’une semaine sur la commode est très bien éliminée par les plumes d’autruche (très bientôt, en primeur, l’évaluation du plumeau extrême de la demoiselle Mouche), mais l’accumulation de poils de chats (surtout s’il y en a deux, pas de poils, mais de chats) et de particules fines sur les abats-jours ne se déplacera même pas sous la chatouille. Pour parvenir à l’éliminer, une brosse à poils sera essentielle (et très bientôt, en primeur également, mon évaluation de la Rubba Scrubba).

Enfin, tertio, s’il faut changer le lit dans la même journée, mieux vaut commencer par éliminer la poussière et (surtout) les poils de chats (oui, avec un S à chats là aussi) de l’édredon avant de le retirer du lit, mais ça je le savais déjà (surprise!), mais surtout avant d’épousseter quoi que ce soit. C’est qu’en soulevant l’édredon, la poussière environnante semble vouloir s’envoler elle aussi. Et on s’entendra pour se dire qu’un plumeau est à ce moment tout à fait inutile et que l’outillage doit encore une fois être approprié à la tâche.

CHANGEMEN DE LIT 101
L’autre jour, j’ai changé le lit de fiston sans avoir besoin de laver de draps. J’étais toute fière d’avoir un ensemble de rechange tout propre. Toutefois, il s’agissait de draps en flanellette, légèrement usagés, et fiston les trouvait piquants... Il a préféré dormir par-dessus, en s’enrobant d’une couverture en polar et de son couvre-lit! Règle numéro un, donc : il faut toujours vérifier les capriciosités de notre progéniture avant de lui imposer un corps étranger.

Aujourd’hui, je savais que j’avais un bel ensemble de draps propres dans l’armoire pour mon lit, alors je ne me suis même pas posé la question. Toutefois, j’avais oublié un détail : les taies d’oreiller! À nous deux, le fiancé et moi utilisons au bas mot six taies d’oreiller (deux pour mon oreiller de corps, une pour mon oreiller rehausseur - pour quand je lis au lit - et celui du fiancé - pour quand il lit au lit lui aussi - et, enfin, une pour mon oreiller ordinaire et une pour l’oreiller ordinaire du fiancé). Tout bien calculé, il nous fait trois fois plus de taies que n’en contient un ensemble de draps classique. Vous voyez donc venir la règle numéro deux : il faut toujours calculer le nombre de taies d’oreiller dont on aura besoin si on est adeptes et dingues finis des oreillers multiples.


MISSIONS 101
J’aurai pris moins d’une heure pour faire toutes mes missions, que j’ai parfois mélangées; par exemple, lorsque je découvrais en soulevant un objet pour épousseter dessous qu’il y avait là des papiers à recycler que je n’avais pas vu lors de ma première tournée. N’empêche, la pluspart de ces missions ne m’auraient prises que 10 à 12 minutes par jour si je les avais faites au fur et à mesure. Et j’ai un peu regretté de ne pas les avoir faites séparément - ça aurait semblé plus rapide!

La nouvelle règle : même si j’ai l’impression que je n’ai pas le temps, faire chaque mission le jour où elle m’est confiée.

dimanche 11 décembre 2011

vendredi 9 décembre 2011

Affronter ses peurs

Ça y est. Après tant de sueurs froides, c’est commencé : la salle de jeux. En fait, en ce moment, ce n’est pas une salle de jeux à proprement parler; c’est plutôt une salle de jouets. Genre, une salle où sont empilés pêle-mêle et en ordre aléatoire les jouets des enfants, dont plusieurs depuis plus de trois ans.

Une fois de plus, j’abandonne le peu de fierté qui me reste pour vous montrer à quoi ça ressemblait, il y a quinze minutes...





Oui, je sais, les photos sont floues, mais il est hors de question que je redescendre les refaire! De toute manière, sachant que mes petits sacs de classement IKEA ne seraient pas à la hauteur, j’ai pris les grands moyens...

De plus, comme mon lavage est toujours à jour, j’ai pu bénéficier de l’appui de mes trois malles à linge propre, qui sont presque toujours vide et qui, si elles se remplissent, ne le font qu’une à la fois, de sorte qu’il y en a toujours deux de disponible. Peu importe, j’en avais trois.

... et j’ai commencé dans un coin. J’ai réglé une minuterie de 15 minutes sur mon téléphone qui se pense très intelligent, minuterie que j’ai nommée, suivant en cela les préceptes de la demoiselle Mouche : Tu peux tout faire en 15 minutes! Et je me suis lancée. Quinze minutes plus tard...


Quoi? Vous dites que ça ne parait pas dans ce coin-là? Je vous les mets côte-à-côte, d’abord!

Avant

Après


L’angle de la pose n’est pas tout à fait le même, mais je vous le répète : je n’y retourne pas aujourd’hui, sous aucune condition! N’insistez pas, viles prometteuses éhontées, vous ne m’aurez pas! Ça va aller à demain.

Pour l’heure, comme mon rendez-vous chez la coiffeuse n’aura lieu que vendredi prochain, je me dorlote en prenant un bon livre, un bon café, et mon La-Z-Boy préféré.

jeudi 8 décembre 2011

J’ai fini... et j’ai peur!

J’ai fini la chambre de ma fille! Ah! le bonheur!

En plus, ça a vraiment été vite, parce que j’ai commencé mes 15 minutes tout juste 20 minutes avant son retour de l’école pour le diner. Il fallait donc que je me dépêche pour jeter/recycler/déplacer les objets et les rebuts une fois la minuterie annonçant la fin de ma mission : sans quoi, elle allait fouiller dans chaque sac et pleurer parce qu’elle veut garder le petit mauzus de jouet de chez McDo qui trainait en arrière de son bureau depuis trois ans...

Ça ne semble pas si pire, n’est-ce pas?
Jusqu’à temps qu’on déplace les meubles!
 Et voici le résultat, après 15 minutes :

Et vous pouvez aller voir
derrière la table de chevet:
y a plus rien!
 Ce qui me laisse donc dans un état de terreur. Oui, de terreur, rien de moins. Parce qu’à présent que j’ai vraiment fait le tour de toutes les pièces du rez-de-chaussée, de mon bureau et de l’étage, ainsi que les deux salles de toilette, je dois descendre... au sous-sol...

dans la salle de jeux!

Vous vous dites que ça ne doit pas être si pire que ça, après tout ce que j’ai fait. C’est que vous n’avez vraiment, mais vraiment, mais vraiment vraiment, aucune idée de ce qui m’attend. C’est tout simplement terrifiant. Je vais prier la demoiselle Mouche et toutes les déesses et toutes les démones pour que cette journée ne se termine jamais, pour qu’on reste à la journée 28 jusqu’à la fin des temps, au moment où toutes mes tâches de désencombrement sont terminées, en cet instant où je suis si fière de mon logis, de ce que j’ai accompli, pas une minute de plus, pas une minute de moins. Je vous entretiendrez de n’importe quoi, je me ferai auteure à succès, je deviendrai danseuse à gogo s’il le faut, mais ne laissez pas demain venir, je vous en supplie!!!!!!!*

*À genoux.

Vous remarquerez que, pour vous tenir en haleine une fois de plus, je ne vous mets pas de photo de l’antre de la bête... C’est exprès.

mardi 6 décembre 2011

Quinze minutes plus tard...

Ouin. J’aurai passé le plus clair de mes quinze minutes à démêler des guirlandes, mais bon. Quinze minutes, c’est quinze minutes.

C’est mieux que rien

Et je découvre que j’aime mieux faire du ménage que décorer pour Noël! C’est le monde à l’envers...

Jour 26 - Cinq, quatre, trois, deux...

En ce vingt-sixième jour, la demoiselle Mouche m’a demandé d’aller choisir un message dans la grande tente et de faire ce que dit la première ligne. Je suis tombée sur le message intitulé Decorating on the FlyZone-2. J’ai dû vérifier, je ne suis pas encore entrée dans le concept des zones, bien que j’en comprenne le principe, je demeure comme une chevalière de Colomb avant son initiation. La zone 2, c’est la cuisine. J’ai fait un plus deux : décorer la cuisine. Sauf que la demoiselle Mouche ne décore pas comme moi, et je me retrouve encore une fois devant un choix déchirant : faire la première ligne, au sens littéral du terme, soit décorer ma cuisine pour les Fêtes (je ne l’ai pas encore fait, de toute manière), ou faire la première ligne, mais dans le contexte de l’explication qui suit. Si je choisis cette option, je devrais passer 15 minutes dans mes armoires à détruire un paquet de trucs dont je ne me sers plus depuis au moins 6 mois.

Comme j’ai fait cet exercice cet été, libérant ainsi plus de la moitié de mes armoires, je vais m’abstenir pour cette fois. Et je vais plutôt passer quinze minutes à décorer ma cuisine pour Noël. Hihihi.

De toute façon, je me trouve déjà assez extraordinaire pour la journée : pas de lavage aujourd’hui (il n’y en a pas assez pour une brassée), ma cuisine est en ordre et mon évier brille, et je suis passée dans la chambre de ma fille ce matin (après celle de mon fils hier).

Un jour, elle m’en voudra à mort pour ça, mais entendons-nous : une fillette de 7 ans a beau se ramasser plus que sa mère exilée ménagère, elle n’en reste pas moins une fillette de 7 ans. Chose certaine, il ne faudrait pas qu’elle voit tout ce que j’ai mis à la poubelle!

On se fait un petit avant-après 15 minutes? Je ne vous fais pas faire le tour de toute la chambre, mais seulement les zones dans lesquelles je suis passée.

La commode

La « madame » et les alentours
Au bout de la « madame »
Comme vous pouvez le constater, ce n’était pas si mal, sauf le coin de la poubelle, qui ne débordait pas, qui était tout simplement submergée. Comme si la poubelle n’était qu’une décoration : presque tous les déchets étaient autour...




J’en étais rendue à ceci et je commençais à me dire que je ferais sans doute toute la chambre en moins de quinze minutes, quand l’idée m’a pris d’aller voir sous la madame. Horreur. Je n’ai eu d’autre choix que d’avancer le meuble. Voyez plutôt.

Hiiiiiiiiii...
 Je ne peux pas en vouloir à ma perle des iles; cette idée de lui installer des meubles surélevés!

J’ai ramassé vite fait - restera à passer l’aspirateur dans cette section de la pièce. Dans mes cinq sacs, rien à donner, rien à déchiqueter. Que du recyclage, du jetage et du replaçage.


Et je n’ai pas fini. Je vais devoir y retourner demain.

Ciel! 26e journée, vous vous rendez compte? Ça fait vingt-six jours que j’ai commencé, et regardez un peu où je suis rendue! Il ne me reste que cinq jours, et je pourrai rendre mon verdict, à savoir : « La méthode de la demoiselle Mouche peut-elle venir à bout des plus récalcitrantes, des dégénérées de la gestion ménagère, des décrocheuses, des ignares désordonnées? »

La réponse dans cinq jours...

Mais dans cinq jours, je pourrai enfin commencer à intégrer l’agenda de la demoiselle Mouche dans mon agenda Cozi, vous imaginez un peu? Je suis toute énervée rien qu’à l’idée. Gros bébé lala, va!

Toutefois, une méchante petite voix dans ma tête, entendant ce décompte, me dit : « Plus que cinq jours, et c’est fini! »

Les paris sont ouverts : après ces 31 jours, tiendra, tiendra pas, l’exilée? Ah! que de suspense...

mercredi 30 novembre 2011

Fin de soirée - journée bien remplie

Ouf! Quelle journée!

Le deuxième lavage a été plus difficile que le premier. Bon, difficile est un bien grand mot, mais long, bien que court, comme mot, serait plus approprié. C’est qu’il y avait surtout des chaussettes dans le lavage. Et je n’ai jamais vu autant d’orphelines qu’aujourd’hui, ça vous arrache une larme, je vous assure. Toutes ces petites chaussettes sans leur petite soeur, c’était vraiment pathétique. Quelle travail après, une fois devant le tiroir, pour les mettre avec leur jumelle... Surtout que c’était l’heure du dodo et que je travaille à la demi-obscurité dans la chambre des enfants!

Dans un autre ordre d’idées, à peine, je suis allée magasiner chez IKEA. C’est la première fois que je vais là et que je n’achète - presque - rien d’autre que ce pour quoi j’y suis allée. Ta-dah!


Pour 8,99$ X 2, j’ai obtenu six petits sacs de tri, qui tiennent de bout, et qui se replient pour mieux se ranger. J’ai imprimé de beaux petits cartons, que j’ai glissé ans la petite pochette en plastique sur le devant de chaque sac. J’ai même gardé les couleurs de l’article dans lequel j’explique la technique du désencombrement de la demoiselle Mouche. C’est aussi elle qui m’a donné l’idée de ces sacs. Elle en vend dans son site FlyShop, mais ils viennent en trio, et j’ai besoin d’un quintette. J’ai écrit à la demoiselle Mouche pour lui suggérer de faire une trousse à cinq sacs. On m’a répondu que ma suggestion serait transmise aux concepteurs de produits. Ce que j’ai fait du sixième? Je mets les cinq autres dedans pour les ranger!

Pour ce qui est du désencombrement du bureau, y’en aura pas de facile. Il y a tellement de paperasse, je perd un temps fou à trier ce qui est à recycler et ce qui est à déchiqueter. Ça n’avance vraiment pas vite. En fait, si, ça avance assez vite, mais ça ne parait pas beaucoup, à moins d’y regarder de très près...

Je n’ai toutefois pas l’intention d’abandonner, mais jusqu’à présent, je mettais 15 minutes de désencombrement dans le bureau, et les 5 minutes de rescousse dans la même pièce. Si je veux avancer, il faut que je change de pièce. La partie du bureau où je travaille est franchement agréable maintenant. Aussi, je vais donner mes 5 minutes à une autre pièce: ma chambre à coucher.

J’aurai au moins l’impression (et la certitude) d’avancer!