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mercredi 18 avril 2012

Vous allez trouver ça plate, mais…

… il faut que je le fasse. Voyez ça comme mon outil pour me reprendre en mains. Ma maison est toujours mille fois mieux qu’elle ne l’était avant le début de cette aventure, mais la drive n’y est plus. Et j’aimais ça, la drive.

Alors, même si c’est pour moi toute seule, j’ai l’intention de dresser la liste de toutes les tâches que j’effectuerai dans la maison, tous les jours. Et ça commence aujourd’hui.

Ainsi, sachez que ce matin j’ai fait mon lit, j’ai récuré la toilette de la salle d’eau, débouché et récuré celle de la salle de bains (pouvez-vous bien me dire comment on peut être si petit et faire des billots si gros?), j’ai frotté les deux lavabos, parti un lavage et un séchage, et secouru la cuisine, la salle à manger et le salon pendant 5 minutes.

Je reviendrai plus tard.






mercredi 22 février 2012

Jour 106 - Missions d’enfant

Samedi, j’ai terminé l’inventaire de mon garde-manger du haut (que j’appelle la dépense pour ne pas mêler les choses et les gens), grâce à l’aide de mon fils. Il m’a aidé à tout sortir, et à tout classer : farines avec farines, chocolats avec chocolats, huiles avec... OK, tout le monde a compris. J’ai ensuite entrepris de tout consigner au registre. Mon Petit Ours était fasciné de me voir balayer les codes-barres de chaque produit, de tout noter, et de tout replacer. Encore une fois, j’ai découvert un paquet de trucs périmés, des pots vides, des boites jamais ouvertes...

Nous nous sommes entendus pour faire les tiroirs de nourriture, tant qu’à y être. Effectivement, dans ma cuisine une section complète est consacrée à la nourriture. J’y mettais mes pâtes, les collations des enfants, les huiles, les céréales du déjeuner, et quelques trucs tout à fait inutiles. Eh! bien! Après voir fini l’inventaire, j’ai réussi à vider la moitié de ces tiroirs : trois sur six! Comme j’ai éliminé un paquet de trucs de la dépense, j’ai pu rapatrier ce ce trouvait dans les tiroirs et qui était encore utile vers ladite dépense. Le Petit Ours était tout secoué : « Mais qu’est-ce qu’on va mettre dans ces tiroirs-là, maman? » Je n’ai pas encore trouvé réponse à sa question.


Cela étant dit, si je vous raconte ceci, outre que pour me péter les bretelles, c’est surtout pour vous faire part d’une découverte assez fascinante : les enfants veulent participer à mes efforts de réorganisation, de désencombrement, de ménage. J’ai donc entrepris de leur donner des missions, de cinq minutes chacune, à raison de trois par semaine.

La première était de faire le nettoyage du dessus de leurs commodes. Je comptais les chronométrer, mais ça n’a pas été nécessaire : ma grande a tout fait ça à mon insu, aussitôt imitée par son frère. Je ne sais donc pas combien de temps cela a pu leur prendre. La deuxième mission consistait à ramasser ce qui était au sol, le plus possible en cinq minutes. Et là, ça a dérapé. Alors que mon Petit Ours s’est très bien acquitté de sa mission, ma grande a pogné les kételles.

Voyez-vous, ma grande, elle ne retient pas des voisins. Pour elle, ramasser « le plus possible », ce n’est pas assez. Elle était convaincue que j’allais la disputer si elle ne parvenait pas à tout ranger. Quand la sonnette s’est fait entendre, et que je lui ai dit d’arrêter, elle s’est mise à pleurer. Elle n’avait pas fini! J’ai dû passer au moins une demi-heure à lui faire comprendre que ce n’est pas grave si elle ne finit pas la tâche, que tout ce que je lui demande, c’est de l’exécuter pendant cinq minutes, le plus vite possible. Et que s’il reste des choses, je vais l’aider, soit sur le moment, soit plus tard. Surtout : elle a le droit de laisser tout en plan quand ça sonne!

Ça a été très difficile pour elle de saisir le concept. De comprendre qu’on n’a pas à trop exiger de soi, des autres. Elle a fini par comprendre. J’ai promis aux enfants que s’ils réalisaient trois missions par semaine, ils avaient droit à un déjeuner au resto, avec maman, ensemble, séparément, avec papa, juste les deux (avec nous assis à une table pas trop loin), bref, comme ils le désirent. La troisième mission de la semaine était de faire leur lit, et ils s’en sont très bien acquittés. Ce matin, on a donc pris le déjeuner au resto avant d’aller à l’école.

Leur prochaine mission, à faire ce soir : cinq minutes à ranger la salle de jeu... Vous vous souvenez, cette pièce infernale du sous-sol? Mouhahahahahaha!

vendredi 10 février 2012

Jour 93 - Le p’tit diable sur l’épaule

Ce soir, je décide de faire une lasagne. Ça fait longtemps, j’ai justement fait dégeler du boeuf haché cuit, et bon, je ne sais pas quoi faire pour souper. J’ai tous les ingrédients à portée de la main, alors pourquoi pas? On aime ça, c’est bon, c’est rassasiant, et ce n’est pas si compliqué à faire, quand on y songe.

Je m’attèle donc à la tâche : trempage des champignons séchés. Hachage des ognons au robot. Ouvrage de boites de conserve. Coupage de fromage. Cuisson de la sauce. Cuisson des pâtes. Empilade générale.

Je ne sais pas si vous avez fait le compte, mais faire ma lasagne, ça laisse, grosso modo, à laver ou à ranger :

  • 3 chaudrons;
  • 2 cuillères en bois;
  • 1 louche;
  • 3 couteaux;
  • 1 passoire;
  • le petit robot culinaire;
  • huit boites de conserve;
  • 3 sacs de fromage vide;
  • 2 restants de fromage;
  • 1 sac de jambon;
  • l’ilot au grand complet.
Une fois la lasagne au four, c’est ce que j’avais dans ma cuisine, en divers endroits. J’allais prendre un chaudron pour le laver, quand j’ai senti une petite tape sur mon épaule. Et là, juste au-dessus de mon oreille, il était là, le p’tit diable, vous savez, celui qu’on voit toujours dans les dessins animés, qui tentent de corrompre le héros. Ouais, celui-là même. Il me dit : « Laisse faire, voyons! » Et pouf! comme dans les animations, v’là-t’y pas un petit ange qui m’envoie une claque derrière de la tête, et qui me sermonne, à l’autre oreille : « Écoute-le pas, tu vas t’en vouloir après! » Et là, ils commencent, le p’tit diable en premier :
« Tu mérites bien de te reposer! T’as eu une grosse journée!
– Oui, mais ça prend pas de temps, ramasser ça!
– Sauf que ce serait tellement l’fun d’aller s’évacher sur le divan!
– Mais demain tu auras quand même tout à ramasser!
– Justement, la vaisselle sale, elle va t’attendre! »
Je tournais la tête d’un bord, de l’autre, ça ne finissait pas. J’ai vite réalisé que ce dialogue de sourds m’avait complètement arrêtée dans mon élan. Je ne faisais rien : je tergiversais.

Et finalement, j’ai décidé. Et voilà, après quelques cinq ou six minutes...

Et j’imagine que mon petit ange a l’air de ça :
 :-D

mercredi 30 novembre 2011

Fin de soirée - journée bien remplie

Ouf! Quelle journée!

Le deuxième lavage a été plus difficile que le premier. Bon, difficile est un bien grand mot, mais long, bien que court, comme mot, serait plus approprié. C’est qu’il y avait surtout des chaussettes dans le lavage. Et je n’ai jamais vu autant d’orphelines qu’aujourd’hui, ça vous arrache une larme, je vous assure. Toutes ces petites chaussettes sans leur petite soeur, c’était vraiment pathétique. Quelle travail après, une fois devant le tiroir, pour les mettre avec leur jumelle... Surtout que c’était l’heure du dodo et que je travaille à la demi-obscurité dans la chambre des enfants!

Dans un autre ordre d’idées, à peine, je suis allée magasiner chez IKEA. C’est la première fois que je vais là et que je n’achète - presque - rien d’autre que ce pour quoi j’y suis allée. Ta-dah!


Pour 8,99$ X 2, j’ai obtenu six petits sacs de tri, qui tiennent de bout, et qui se replient pour mieux se ranger. J’ai imprimé de beaux petits cartons, que j’ai glissé ans la petite pochette en plastique sur le devant de chaque sac. J’ai même gardé les couleurs de l’article dans lequel j’explique la technique du désencombrement de la demoiselle Mouche. C’est aussi elle qui m’a donné l’idée de ces sacs. Elle en vend dans son site FlyShop, mais ils viennent en trio, et j’ai besoin d’un quintette. J’ai écrit à la demoiselle Mouche pour lui suggérer de faire une trousse à cinq sacs. On m’a répondu que ma suggestion serait transmise aux concepteurs de produits. Ce que j’ai fait du sixième? Je mets les cinq autres dedans pour les ranger!

Pour ce qui est du désencombrement du bureau, y’en aura pas de facile. Il y a tellement de paperasse, je perd un temps fou à trier ce qui est à recycler et ce qui est à déchiqueter. Ça n’avance vraiment pas vite. En fait, si, ça avance assez vite, mais ça ne parait pas beaucoup, à moins d’y regarder de très près...

Je n’ai toutefois pas l’intention d’abandonner, mais jusqu’à présent, je mettais 15 minutes de désencombrement dans le bureau, et les 5 minutes de rescousse dans la même pièce. Si je veux avancer, il faut que je change de pièce. La partie du bureau où je travaille est franchement agréable maintenant. Aussi, je vais donner mes 5 minutes à une autre pièce: ma chambre à coucher.

J’aurai au moins l’impression (et la certitude) d’avancer!