La mission d’aujourd’hui dans la cuisine : nettoyer l’extérieur de mes portes d’armoire... Ouf! c’est vraiment long, ça! Et encore, je n’ai pas lavé les portes vitrées. Enfin, si, les portes vitrées, mais pas les vitres.
Mon intérieur est toujours aussi à l’ordre. Je fais ma routine du matin, tous les jours. Ma routine du soir, aussi. Mon lavage est à jour. Ce sur quoi j’ai relâché, cependant, c’est le désencombrement. Je fais cinq minutes dans les points chauds ici et là, je secoure des pièces (et le salon, où jouent les enfants, revient vraiment souvent), mais pour ce qui est de désencombrer, j’ai mis les freins. Je pense que je me suis saturée. En moins d’un mois, j’ai mis ma maison sens dessus dessous : je suis passée d’un capharnaüm complet à une maison en ordre, accueillante, désencombrée... Il me reste trois coins à faire au sous-sol, dont un ne dépend pas entièrement de ma volonté : la future salle de bains, la salle de lavage et... l’atelier du fiancé (qui m’a traitée d’Imelda Marcos, en soutenant qu’il n’a pas autant de souliers que moi, mais c’est une autre histoire). Et pour cette dernière pièce, j’ai besoin de sa collaboration, sinon de son approbation. Il y a tellement de choses dans cet atelier! Je pense que je vais commencer en zone sécuritaire : les boites de décorations (Hallowe’en, Noël, St-Valentin, Pâques...). Et après, on verra bien.
Mais laissez-moi vous parler de mon plumeau extrême, acheté chez la demoiselle Mouche :
Première constatation en lui retirant son plastique : le plumeau extrême pue la boule à mites! Au point où je l’ai mis dehors pendant vingt-quatre heures, l’odeur me levant tout simplement le coeur. J’imagine que j’aurais pu le nettoyer selon les directives figurant dans le FlyShop, mais je n’ai pas osé, ayant lu quelque part que ladite procédure a causé une décomposition complète de l’objet chez une utilisatrice. Comme il allait pleuvoir, j’ai dû rentrer mon plumeau, et je l’ai remisé au haut de mon armoire, dans la salle d’eau. Et, agréable surprise, il ne sentait plus rien lorsque je l’ai utilisé pour la première fois.
Je me rappelle que ma mère me disait toujours que ça ne servait à rien d’épousseter. Pour elle, il s’agissait de ramasser la poussière, ce qu’elle faisait à l’aide d’un linge sec. Sinon, disait-elle : « Tu fais juste faire revoler la poussière. » Elle a donc utilisé son linge sec, jusqu’à ce qu’elle tombe sur un plumeau statique, vous savez, ceux qu’on trouve désormais dans les magasins à dollar? Oui, ceux qui sont toutes sortes de couleurs... Tout ça pour dire que, dans ma maison encombrée se trouvait toujours cette oeuvre d’art multicolore, offerte par ma maman. Ainsi, lorsque j’ai essayé le plumeau extrême de la demoiselle Mouche, j’avais un élément de comparaison.
Dans le coin droit, le plumeau extrême de la demoiselle Mouche est fait de plumes d’autruche. Ce sont des plumes toute brunes, douces comme de la soie. Dans le coin gauche, le plumeau statique est fait de soies statiques. Dans le cas du plumeau statique, le fabricant affirme que la poussière est attirée par la statique provoquée par les fibres. C’est vrai, jusqu’à un certain point. Et à la longue, même si on le nettoie (dans un mouvement sur lequel le fiancé fait toujours un commentaire grivois) après chaque utilisation, l’effet statique diminue. Cela dit, quand on considère qu’on peut se racheter un plumeau à deux dollars, il n’y a pas de quoi fouetter un chat.
Qu’en est-il du plumeau extrême à plumes d’autruche? Eh! bien! je suis désolée de vous apprendre qu’il n’attire pas autant la poussière que le plumeau statique. Oui, de la poussière est absorbée entre les soies des plumes, mais beaucoup se retrouve dans les air, puis sur les comptoirs... donnant ainsi le résultat tant honni par ma maman, qui a toujours maitrisé les arts ménagers comme une professionnelle, soit dit en passant. Comprenez-moi bien : le plumeau extrême déloge la poussière comme pas un, on le voit d’un coup d’oeil. Toutefois, il faut prévoir essuyer les surfaces inférieures après l’époussetage, surtout quand on ne l’a pas fait depuis longtemps, comme c’était mon cas.
Néanmoins, le plumeau extrême a un avantage net sur son concurrent : l’utiliser est drôlement amusant. On le secoue comme on le voit dans les vieilles publicités, woush! woush!, comparativement au plumeau statique qu’on doit faire glisser sur les surfaces pour qu’il soit efficace. Le geste est plus libre, plus éclaté, et beaucoup plus addictif.
Le test s’est poursuivi, et j’ai rapidement vu que le plumeau statique envoie lui aussi pas mal de poussière dans les airs. Ainsi, parce qu’il est tellement plaisant à utiliser, et qu’il a fait de l’époussetage une corvée qui n’en est plus une (et il faut voir les enfants l’utiliser), j’aime vraiment mon plumeau extrême. Ça valait le cout!
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mercredi 11 janvier 2012
mardi 10 janvier 2012
Jour 61 - Les dessus d’armoires
Je suis un peu estomaquée par le 61 dans le titre. Ça fait soixante-et-un jours que j’ai entrepris les pas de bébé de la demoiselle Mouche, 61 jours que je mets des efforts pour tenir ma maison à l’ordre, et ça fonctionne toujours. Soixante-et-un jours, c’est deux mois, ça! Bravo pour moi!
Cette semaine, la zone de la demoiselle Mouche et la mienne coïncident : la cuisine. Sans le vouloir, j’ai interverti des missions et j’ai fait la mission du jeudi hier. Je me suis donc attaquée, sceptique, à la mission un : épousseter le haut de mes armoires, les coins du plafond, etc. C’est que, voyez-vous, mes armoires vont jusqu’au plafond, je n’ai pas de dessus d’armoires. Je conviendrai avec vous que mes armoires du haut, en cubes, ne servent pas à grand’chose : elles sont si hautes que je dois monter sur le comptoir pour les atteindre. J’y range donc le genre de truc qu’on sort une fois l’an, ou moins. Mais leur principal avantage, et c’est ce sur quoi je comptais lorsque j’ai décidé de les faire construire ainsi, c’est que je n’ai pas de dessus de comptoir à nettoyer, sur lesquels les chats font la farniente et où se ramassent toutes les graisses de cuisson qui ne sont pas avalées par la hotte.
Donc, comme je le disais, j’abordais cette mission avec une certaine incrédulité quant aux bienfaits dans ma cuisine. Après tout, si je n’ai pas de dessus d’armoires, il ne doit pas y avoir beaucoup de poussière, là-haut, et cette tâche n’en vaut sans doute pas la peine, non?
Oui. De la poussière, il y en avait. Certes, moins que si j’avais eu des armoires standards, mais de la poussière néanmoins. Et tant qu’à être debout sur mon comptoir, j’ai levé les yeux au plafond, et qu’ai-je vu? Des toiles d’araignée! Oh, petites, mais elles étaient bien là quand même! Je suis myope, mais je porte des lunettes. Comment se fait-il que je n’aie jamais remarqué que mon plafond servait de nid à ces crapules à huit pattes? Je te vous ai épousseté ça, mes amies, avec mon plumeau d’autruche (évaluation à venir bientôt, je sais, j’ai promis), en un rien de temps! Et tant qu’à être si haut perchée, tenant dans mon bec un fromage, je me suis dit que ça valait peut-être la peine de nettoyer ma hotte. Remarquez, le fait d’être perchée n’y changeait rien, puisque j’ai dû redescendre aller chercher mon produit nettoyant et mes linges. Peu importe. Je l’ai fait...
Et une fois de plus, la règle de l’époussetage 101 m’est ensuite, trop tard, venue à l’esprit : toujours commencer par l’époussetage! Parce que là, je dois reprendre ma mission du jeudi, qui était d’essuyer tous mes comptoirs, en soulevant chaque objet qui s’y trouve...
Cette semaine, la zone de la demoiselle Mouche et la mienne coïncident : la cuisine. Sans le vouloir, j’ai interverti des missions et j’ai fait la mission du jeudi hier. Je me suis donc attaquée, sceptique, à la mission un : épousseter le haut de mes armoires, les coins du plafond, etc. C’est que, voyez-vous, mes armoires vont jusqu’au plafond, je n’ai pas de dessus d’armoires. Je conviendrai avec vous que mes armoires du haut, en cubes, ne servent pas à grand’chose : elles sont si hautes que je dois monter sur le comptoir pour les atteindre. J’y range donc le genre de truc qu’on sort une fois l’an, ou moins. Mais leur principal avantage, et c’est ce sur quoi je comptais lorsque j’ai décidé de les faire construire ainsi, c’est que je n’ai pas de dessus de comptoir à nettoyer, sur lesquels les chats font la farniente et où se ramassent toutes les graisses de cuisson qui ne sont pas avalées par la hotte.
Donc, comme je le disais, j’abordais cette mission avec une certaine incrédulité quant aux bienfaits dans ma cuisine. Après tout, si je n’ai pas de dessus d’armoires, il ne doit pas y avoir beaucoup de poussière, là-haut, et cette tâche n’en vaut sans doute pas la peine, non?
Oui. De la poussière, il y en avait. Certes, moins que si j’avais eu des armoires standards, mais de la poussière néanmoins. Et tant qu’à être debout sur mon comptoir, j’ai levé les yeux au plafond, et qu’ai-je vu? Des toiles d’araignée! Oh, petites, mais elles étaient bien là quand même! Je suis myope, mais je porte des lunettes. Comment se fait-il que je n’aie jamais remarqué que mon plafond servait de nid à ces crapules à huit pattes? Je te vous ai épousseté ça, mes amies, avec mon plumeau d’autruche (évaluation à venir bientôt, je sais, j’ai promis), en un rien de temps! Et tant qu’à être si haut perchée, tenant dans mon bec un fromage, je me suis dit que ça valait peut-être la peine de nettoyer ma hotte. Remarquez, le fait d’être perchée n’y changeait rien, puisque j’ai dû redescendre aller chercher mon produit nettoyant et mes linges. Peu importe. Je l’ai fait...
Et une fois de plus, la règle de l’époussetage 101 m’est ensuite, trop tard, venue à l’esprit : toujours commencer par l’époussetage! Parce que là, je dois reprendre ma mission du jeudi, qui était d’essuyer tous mes comptoirs, en soulevant chaque objet qui s’y trouve...
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